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Le gel de silice à l’intérieur des vitrines de musée

Les cassettes de gel de silice conviennent parfaitement à la stabilisation de l'humidité relative dans les vitrines des musées.

Saviez-vous que le gel de silice est le moyen le plus sûr pour contrôler l’humidité relative à l’intérieur des vitrines de musée?

Les experts sont formels; contrôler l’humidité relative est la clé pour atteindre un niveau de conservation optimale.

La majorité des musées sont confrontés à deux défis majeurs.

La première est l’impossibilité de contrôler l’humidité relative dans une pièce.

La deuxième est d’obtenir l’exigence en matière d’humidité relative pour certains objets qui est différente de ce qui est exigé pour le reste de la collection.

Pour remédier à ces obstacles, l’utilisation d’un gel de silice est fortement recommandée.

Utiliser du gel de silice à l’intérieur d’une vitrine d’exposition

Il existe plusieurs types de sorbants sur le marché, mais peu sont conçus pour la préservation du patrimoine.

Le plus utilisé est le gel de silice dû à sa grande capacité d’absorption, son inertie chimique, et sa capacité à subir un nombre indéfini de cycles d’humidité.

C’est le même gel de silice que l’on retrouve dans les poches de nos nouveaux vêtements, nos sacs à main en cuir et nos souliers. Très pratique, le gel de silice est un sorbant bien connu des conservateurs de musée.

Comment les musées peuvent-ils régulariser l’humidité relative?

Pour obtenir ce contrôle, certains établissements récents se dotent d’un système central de chauffage, de ventilation et de climatisation.

Cela permet une uniformité de l’humidité relative pour une pièce ou pour l’ensemble d’un musée. Cependant, ce système principalement réservé à des expositions permanentes est très onéreux.

Dans les petits établissements, on utilise des systèmes actifs comme des humidificateurs et des déshumidificateurs commerciaux.

Où se situe le gel de silice dans une vitrine de musée?

Le gel de silice est habituellement dissimulé dans un contenant situé à la base de la vitrine d’exposition.

Sous forme de «cassette», un bloc d’environ 13 x 4 pouces, on détermine la quantité de gel selon la nature de la collection exposée et le volume de la chambre à artefact. Une ou plusieurs ouvertures sont également créées pour permettre la circulation de l’air entre la base et la partie supérieure.

Les experts en vitrine de musée reconnaissent l’importance et l’utilité des gels de silice. Leur intégration est une pratique commune afin d’assurer une conservation optimale.

Chez Zone Display Cases, nos designers conçoivent des contenants étanches et s’assurent que leurs dimensions correspondent à la quantité de gel exigée. Pour cette raison, nous prenons soin de dessiner des vitrines au rendu «invisible» qui incorporent le gel de silice de façon discrète et personnalisée.

Pour la majorité des musées, l’utilisation du gel de silice est la solution pratique pour contrôler l’humidité relative à coût abordable.

Le gel de silice est habituellement dissimulé dans un contenant situé à la base de la vitrine d’exposition.

Qu’est-ce que l’humidité relative?

Sur le plan technique, l’HR est le rapport entre la quantité de vapeur d’eau dans l’air et la quantité maximale d’eau pouvant être contenue dans l’air à une température donnée, exprimé en pourcentage.

Cela peut aussi être défini comme le rapport entre la pression de vapeur d’eau réelle et la pression de vapeur de saturation.

Pourquoi contrôler l’humidité relative ?

Chaque artefact possède ses propres besoins en humidité relative.

Autrement dit, chaque élément composant l’objet de collection agira de manière différente selon ses attributs. Le défi est de garder une humidité relative stable à 50 %.

L’humidité relative va de 0 à 100 %. Une humidité trop basse se situe à un taux inférieur à 35 %. L’air est moyennement humide entre 35 et 65 % et au-delà, l’air est humide.

Il faut savoir qu’à l’intérieur d’un même espace, l’HR varie en fonction des changements de température : elle augmente si la température baisse et diminue si elle s’élève.

Les dangers d’une humidité relative trop basse

L’air sec devient problématique lorsqu’il rentre en contact avec des objets organiques, tels que les peintures, les meubles en bois, les livres recouverts de cuir.

Par conséquent, ceux-ci peuvent perdre de leur souplesse et se fissurer.

Toutefois, une humidité trop basse n’affectera pas les objets métalliques qui seront préservés.

Les dangers d’une humidité relative trop élevée

La formation de moisissure est, sans contredit, le plus grand risque lorsqu’il y a un taux d’humidité trop élevé.

Ce danger biologique est toujours à éviter puisqu’il entraîne des dommages irréversibles et souvent catastrophiques.

La valeur que l’on préconise généralement pour éviter la croissance de moisissures est moins de 65 %. Cependant à 60 % d’HR, la production de moisissures visibles est possible sur certaines surfaces, mais il est rare qu’une telle valeur d’HR soit stable et toute période intermittente pendant laquelle l’HR est inférieure à 55 % interrompra la production de moisissures.

Les dangers de variations importantes du taux d’humidité relative

Outre les risques associés aux milieux très humides ou très secs, une variation brusque peut entraîner la détérioration des collections.

Si on souhaite changer un objet d’environnement, il est important d’acclimater l’objet, de manière lente, pour éviter les risques de formation de fissures. Les matériaux organiques, d’origine végétale ou animale, sont plus à risque aux variations importantes d’HR. Ils ont tendance à s’équilibrer en fonction de l’humidité du milieu environnant. Parmi les objets les plus vulnérables, on compte les peintures sur panneaux, les objets en marqueterie, les papiers, les peaux animales, etc.

Les objets imprégnés de sel, comme certains métaux et céramiques, sont sujets au dommage causé par la variation d’humidité relative. Lorsque le sel passe de l’état liquide à l’état solide, son volume devient plus important. L’objet subit donc un stress et peut subir des dommages.

Même s’il est impossible d’empêcher les variations d’humidité relative, il est important de ralentir ce processus au maximum.

Contactez-nous par courriel pour avoir un service personnalisé.

info@zonedisplaycases.com

Bibliographie

  1. Jean Tétrault et Paul Bégin, « Gel de silice: Contrôle passif de l’humidité relative – Bulletin technique 33. » Gouvernement du Canada, Bulletins techniques de l’Institut canadien de conservation (ICC). (En Ligne) https://www.canada.ca/fr/institut-conservation/services/publications-conservation-preservation/bulletins-techniques/gel-silice-humidite-relative.html(Page consultée le 10 décembre 2018)
  2. André Bergeron et Colette Naud, 1995 (Révision 2011), « L’humidité relative et la température ». Centre de conservation du Québec, Conservation préventive dans les musées, (En Ligne) http://www.ccq.gouv.qc.ca/index.php?id=171 (Page consultée le 10 décembre 2018)
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